These photos are very clever.
October 24, 2011
October 20, 2011
Fausses économies
Voir l'article du Figaro.
Et en particulier: "Bien sûr, Orange n'est pas la seule entreprise concernée. D'autres grands groupes, attirés par les prix du foncier à Saint-Denis, comme Generali, l'Afnor, la direction de l'ingénierie de la SNCF, etc. rencontrent le même type de problème."
Le "problème", pour ceux qui n'auront pas le temps de lire l'article, est que les cols blancs d'Orange se font agresser et voler leurs portables, iPad, etc... en allant et venant du travail.
C'est typique de la vision à une dimension des petits "cost cutters" à la petite semaine qui pullulent dans les grandes entreprises. Armés d'un tableur Excel, ils pourrissent la vie des autres avec leurs bonnes idées qui s'avèrent désastreuses, car ils n'ont pas su envisager la complexité des conséquences de leurs recommandations.
Je précise :
Et en particulier: "Bien sûr, Orange n'est pas la seule entreprise concernée. D'autres grands groupes, attirés par les prix du foncier à Saint-Denis, comme Generali, l'Afnor, la direction de l'ingénierie de la SNCF, etc. rencontrent le même type de problème."
Le "problème", pour ceux qui n'auront pas le temps de lire l'article, est que les cols blancs d'Orange se font agresser et voler leurs portables, iPad, etc... en allant et venant du travail.
C'est typique de la vision à une dimension des petits "cost cutters" à la petite semaine qui pullulent dans les grandes entreprises. Armés d'un tableur Excel, ils pourrissent la vie des autres avec leurs bonnes idées qui s'avèrent désastreuses, car ils n'ont pas su envisager la complexité des conséquences de leurs recommandations.
Je précise :
- le problème des agressions, causées par les disparités économiques et bien d'autres facteurs n'est pas le sujet de ce billet - et je ne rejoins en aucun cas les raccourcis simplistes qui pourraient être établis par des "identitaires" au discours nauséabond.
- je ne travaille pour aucune des entreprises en question
October 15, 2011
Démarches administratives à la préfecture
Suite à cet article édifiant, je partage ici mon expérience à la Préfecture de Paris dans le cadre de l'obtention, par mon épouse, de sa carte de séjour.
Mon épouse est américaine. Nous nous sommes mariés (aux USA) peu après notre arrivée en France (pas logique, mais c'était prévu avant). Nous avons immédiatement engagé des démarches pour l'obtention de la carte de séjour valable 1 an, et renouvelable plusieurs fois avant de pouvoir obtenir celle valide 10 ans.
La demande de carte de séjour, auprès de la préfecture de police de Paris, n'a pas été aussi difficile que celle décrite par Flo, mais nous avons eu des vicissitudes diverses, et pas toujours très amusantes.
Le rendez-vous
Nous recevons une lettre, éditée sur une imprimante en souffrance, qui nous demande de nous présenter à midi à la la préfecture de police. La lettre précise: "ne vous présentez pas en avance". Armés des photocopies des documents demandés (longue liste pas claire), nous décidons qu'il vaut mieux arriver un peu "en avance". Nous arrivons donc vers 11h50 pour trouver une porte fermée, devant laquelle patientent déjà quelques personnes - d'autres petits malins, visiblement.
A midi, on nous fait pénétrer dans une salle où se trouvent 6 bureaux de fonctionnaires. Que fait le fonctionnaire à midi? il déjeune, voyons! surtout s'il a rendez-vous... et donc, nous attendons gentiment que la seule rescapée du bureau (est-elle punie?) puisse s'occuper de nous. Derrière nous, les 40 personnes qui ne sont pas arrivées en avance attendent, tristement, que ceux dont ils payent le salaire avec leurs impôts veuillent bien revenir de leur pause déjeuner...
Le bébé
3ème renouvellement de carte: nous sommes des vieux pros, mais, convoqués dans une autre salle que d'habitude, nous nous retrouvons dans une marée humaine désorientée. Alors que la salle Europe/Amérique du Nord/Moyen Orient accueille des gens qui parlent souvent français dans une ambiance feutrée, la salle Asie/Océanie est un tout autre espace. Ce grand hall froid, où l'on entend des gens pleurer et d'autres crier, pensant sans doute mieux se faire comprendre par des gens qui parlent chinois ou tamoul, est un triste reflet de l'égalité théorique des hommes.
Bref, nous attendons notre tour sur les chaises inconfortables, et nous nous présentons, dossier ficelé en main, au bureau de la fonctionnaire qui nous convoque. L'examen de nos justificatifs de vie commune pose problème. Le formulaire, très peu clair, précise qu'il faut apporter "des preuves de vie commune". Étant d'un naturel logique, j'ai pensé que deux pièces suffiraient (deux > un donc "des"). Erreur... la fonctionnaire nous demande désagréablement pourquoi nous n'en avons pas fourni 3. Passons sur le fait qu'il s'agit d'un 3ème renouvellement, et donc que nous fournissons ces documents pour la 4ème fois, par miracle, notre fille de quelques mois est avec nous ce matin là, sa nourrice ayant démissionné la veille.
Et c'est bien là le problème! Je me demande comment ceux qui ne parlent pas français se débrouillent. Comment ceux dont la culture ne tolère pas l'arbitraire font pour se sentir dans un pays de loi, gouverné d'après des règles qui s'appliqueraient à tout le monde. Comment ceux que le manque de respect d'un agent de l'état envers les administrés laisse pantois se motivent pour rester en France, à moins d'y être forcé.
Mon épouse est américaine. Nous nous sommes mariés (aux USA) peu après notre arrivée en France (pas logique, mais c'était prévu avant). Nous avons immédiatement engagé des démarches pour l'obtention de la carte de séjour valable 1 an, et renouvelable plusieurs fois avant de pouvoir obtenir celle valide 10 ans.
La demande de carte de séjour, auprès de la préfecture de police de Paris, n'a pas été aussi difficile que celle décrite par Flo, mais nous avons eu des vicissitudes diverses, et pas toujours très amusantes.
Le rendez-vous
Nous recevons une lettre, éditée sur une imprimante en souffrance, qui nous demande de nous présenter à midi à la la préfecture de police. La lettre précise: "ne vous présentez pas en avance". Armés des photocopies des documents demandés (longue liste pas claire), nous décidons qu'il vaut mieux arriver un peu "en avance". Nous arrivons donc vers 11h50 pour trouver une porte fermée, devant laquelle patientent déjà quelques personnes - d'autres petits malins, visiblement.
A midi, on nous fait pénétrer dans une salle où se trouvent 6 bureaux de fonctionnaires. Que fait le fonctionnaire à midi? il déjeune, voyons! surtout s'il a rendez-vous... et donc, nous attendons gentiment que la seule rescapée du bureau (est-elle punie?) puisse s'occuper de nous. Derrière nous, les 40 personnes qui ne sont pas arrivées en avance attendent, tristement, que ceux dont ils payent le salaire avec leurs impôts veuillent bien revenir de leur pause déjeuner...
Le bébé
3ème renouvellement de carte: nous sommes des vieux pros, mais, convoqués dans une autre salle que d'habitude, nous nous retrouvons dans une marée humaine désorientée. Alors que la salle Europe/Amérique du Nord/Moyen Orient accueille des gens qui parlent souvent français dans une ambiance feutrée, la salle Asie/Océanie est un tout autre espace. Ce grand hall froid, où l'on entend des gens pleurer et d'autres crier, pensant sans doute mieux se faire comprendre par des gens qui parlent chinois ou tamoul, est un triste reflet de l'égalité théorique des hommes.
Bref, nous attendons notre tour sur les chaises inconfortables, et nous nous présentons, dossier ficelé en main, au bureau de la fonctionnaire qui nous convoque. L'examen de nos justificatifs de vie commune pose problème. Le formulaire, très peu clair, précise qu'il faut apporter "des preuves de vie commune". Étant d'un naturel logique, j'ai pensé que deux pièces suffiraient (deux > un donc "des"). Erreur... la fonctionnaire nous demande désagréablement pourquoi nous n'en avons pas fourni 3. Passons sur le fait qu'il s'agit d'un 3ème renouvellement, et donc que nous fournissons ces documents pour la 4ème fois, par miracle, notre fille de quelques mois est avec nous ce matin là, sa nourrice ayant démissionné la veille.
- la fonctionnaire, d'un ton sec et impatient : "bon, je prends l'enfant".
- moi, un peu décontenancé: "vous prenez l'enfant?..." (je me dis: on a trouvé une nouvelle nounou!)
- la fonctionnaire, agacée: "je prends l'enfant comme preuve de vie commune"
- moi, totalement estomaqué: " heu, bon d'accord..."
Et c'est bien là le problème! Je me demande comment ceux qui ne parlent pas français se débrouillent. Comment ceux dont la culture ne tolère pas l'arbitraire font pour se sentir dans un pays de loi, gouverné d'après des règles qui s'appliqueraient à tout le monde. Comment ceux que le manque de respect d'un agent de l'état envers les administrés laisse pantois se motivent pour rester en France, à moins d'y être forcé.
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September 14, 2011
Rick Perry's pay-for-play
Rick Perry. “I raised about $30 million. And if you’re saying that I can be bought for $5,000, I’m offended.”
This begs the question: If I suggested that he could be bought for (say) $1,000,000, would he not be offended? Is there a threshold for this? I'd like to know what price Mr Perry goes for.
Apparently, I am not the only one who is wondering the same thing...
This begs the question: If I suggested that he could be bought for (say) $1,000,000, would he not be offended? Is there a threshold for this? I'd like to know what price Mr Perry goes for.
Apparently, I am not the only one who is wondering the same thing...
September 11, 2011
Police Parisienne
Il arrive même ce soit la police elle-même qui bloque une rue! Dans le cas illustré ci-dessous (Paris 9), l'officier de police a expliqué au monsieur qu'il bloquait, qu'il devrait reculer et faire le tour du pâté de maisons. Au-delà du caractère ahurissant de l'attitude du fonctionnaire qui suggère une solution illégale, on remarquera que la maneuvre suggérée était extrêmement dangereuse, car le brave monsieur devait reculer jusqu'à la rue de Clichy à une heure de pointe. Rue dans laquelle, d'autres parisiens énervés lui auraient sans doute réservé un acceuil chaleureux.
Je suis parti avant la fin de l'histoire, et je pense que le policier a déplacé sa voiture. Malgré tout, on croit rêver!
September 08, 2011
Smoking in Ljubljana
On my way back from Kosovo, I had a stopover in Ljubjana. The airport is non-smoking, and is equiped with small cabins into which people will cram to smoke before a flight.
It looks like a ton of fun, and I really feel sorry for people who have to smoke so badly that they'd submit themselves to such an environment.
And then, once in a while, you're privy to an astonishing feat of parenting...
For the record, I do not know the nationality of this mother, and believe that no generalizations can be made on the basis of the location of the picture. It is, after all, and airport, where you might find pretty much anyone with enough money to travel and access to visas.
It looks like a ton of fun, and I really feel sorry for people who have to smoke so badly that they'd submit themselves to such an environment.
And then, once in a while, you're privy to an astonishing feat of parenting...
For the record, I do not know the nationality of this mother, and believe that no generalizations can be made on the basis of the location of the picture. It is, after all, and airport, where you might find pretty much anyone with enough money to travel and access to visas.
September 07, 2011
Diaper changing - a political act?
Image 1:
Image 2:
I apologize for the low quality of the photos (one taken in an airplane and the other in a train), but they raise interesting questions: does it matter who's changing the diaper? Should I be offended when I see the figure of a woman (Scotts notwisthstanding) used to depict this activity? Is it preferable to use the more gender-neutral figure wearing trousers?
Here are some answers:
1) as a man of Western culture, I find it regressive, more than offensive, that the act of changing diapers, and by extension of caring for children, should be seen as the purview of women alone. Not only does it confine women in their role as mothers, but it denies the fact that many men want to and can take care of children just as well as any woman. Signs as the one shown in Image 1 reinforce gender-stereotypical child caring roles to the detriment of both men and women, and of equality.
2) In a culture where women cannot or do not wear trousers, Image 2 raises the issue in the other direction... Are men then the only ones who can change a diaper? One could surmise that a culture barring women from wearing trouses would frown on men's changing of diapers. However, I can't be sure of that, so the issue will have to remain unresolved. In addition, the notion of what constitutes a gender-neutral figure is clearly more complex than meets the eye.
July 29, 2011
July 28, 2011
July 13, 2011
Cheating on exams
A small-scale scandal is brewing in Paris, where Le Monde has revealed (article dated 12 July) that several of the subjects of the "bac" were available online prior to the exam, sometimes through class Facebook pages.
This is of course a big problem, including the complex re-administering of the many-part exam for thousands of 18 year olds, and probably more importantly in the eyes of the Ministry, the expensive re-mobilization of exam proctors and graders, all of whom are heavily unionized.
While cheating has always taken place during exams (I would even venture that it's happened in all cultures if the stakes are high enough), I am puzzled by those who are asking "why" an entire age group seems to be so willing to break the rules to "make it".
The value that of people's contribution to society in today's Western world is measured to a large extent by their remuneration. The rise of income inequality has created a yawning gap between those that have to tremendous riches and glamorous lives, and the rest, who can only look up in envy. When the rich & glamorous comprise people whose activities are suspect in terms of value for money (e.g.: sport stars, actors, artists, hedge-fund managers, traders, etc...) it debases the work of the productive members of society. This is particularly true in the current financial crisis, as the remunerations of the rich & glamorous has not fallen, quite the contrary for the bankers who caused the crisis in the first place, giving the impression that impunity has rewarded unfathomable greed.
The motivations for becoming a teacher, doctor, or engineer-that-practices-engineering must be very pure indeed, as they lead to automatic exclusion from the rich & glamorous set. This is despite the fact that these professions make arguably more valuable contributions to society (someone's got to teach and cure the kids who become engineers and build the private jets, after all).
In this context where access to immense privilege can be perceived as nothing more than a hold-up, it should come as no surprised that teenagers do not feel compelled to follow the rules of the game and study for their exams.
This is of course a big problem, including the complex re-administering of the many-part exam for thousands of 18 year olds, and probably more importantly in the eyes of the Ministry, the expensive re-mobilization of exam proctors and graders, all of whom are heavily unionized.
While cheating has always taken place during exams (I would even venture that it's happened in all cultures if the stakes are high enough), I am puzzled by those who are asking "why" an entire age group seems to be so willing to break the rules to "make it".
The value that of people's contribution to society in today's Western world is measured to a large extent by their remuneration. The rise of income inequality has created a yawning gap between those that have to tremendous riches and glamorous lives, and the rest, who can only look up in envy. When the rich & glamorous comprise people whose activities are suspect in terms of value for money (e.g.: sport stars, actors, artists, hedge-fund managers, traders, etc...) it debases the work of the productive members of society. This is particularly true in the current financial crisis, as the remunerations of the rich & glamorous has not fallen, quite the contrary for the bankers who caused the crisis in the first place, giving the impression that impunity has rewarded unfathomable greed.
The motivations for becoming a teacher, doctor, or engineer-that-practices-engineering must be very pure indeed, as they lead to automatic exclusion from the rich & glamorous set. This is despite the fact that these professions make arguably more valuable contributions to society (someone's got to teach and cure the kids who become engineers and build the private jets, after all).
In this context where access to immense privilege can be perceived as nothing more than a hold-up, it should come as no surprised that teenagers do not feel compelled to follow the rules of the game and study for their exams.
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